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Changer les rémunérations des élus

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Dernièrement, le débat sur les salaires des présidents de parti à remis à l'avant un débat vieux comme le monde: le salaire des élus et leurs autres avantages financiers à court et long terme: "Ils vivent dans une tour d'ivoire; ils sont loin de la réalité et du monde réel; ce sont tous des profiteurs, etc."

Quand on parle de ces salaires, il y a souvent une incompréhension de la population, de ces "citoyens" qui gagnent leur vie dans des métiers parfois difficiles et pour des salaires parfois minimes en comparaison.

De l'autre côté de la politique, on se défend en parlant des grandes responsabilités (heu?), du nombre d'heures de travail conséquent, de la disponibilité permanente nécessaire et autres considérations qui, pour bien des métiers pénibles, ne sont que peu admises comme justification valable en comparaison à d'autres.  On avance aussi le fait que bien gagner sa vie permettrait d'éviter l'attrait de la corruption.  Il n'es…

Le changement, pour le faire, il faut se faire violence

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Un rapide tour du passé récent dans les journaux nous rappelle qu’une demande de changement de méthode politique émane de gens de terrain depuis longtemps: 18 juin 2016: Trois patrons lancent un appel pour relancer la Belgique face aux nombreux dysfonctionnements au sein du pays; ils donnent un plan pour « revitaliser cet état qui donne l’impression de ne plus fonctionner »;2 avril 2017: Plus de cent artistes et membres du monde de la culture appelle lors des élections présidentielles françaises à faire un barrage à l’extrême droite, au porte du pouvoir;6 mars 2018: Six personnalités signent une carte blanche motivant un appel aux citoyens, un appel à s’engager;29 juin 2018: Les participants au Colloque sur l’avenir de l’Union européenne font appel aux dirigeants et citoyens européens pour un réveil des consciences démocratiques à l’heure où l’Union fait face à une forte poussée populiste;8 septembre 2018: Sept cent scientifiques lancent un appel aux dirigeants politiques pour qu'…

Ma carte blanche dans "Le Vif" sur "Il fera beau demain"

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Si vous voulez découvrir cette carte blanche, c'est ici:

Le texte:

Ayant participé depuis 20 ans à de nombreuses tentatives visant à rapprocher la politique du citoyen, entre autres via la co-fondation de différents mouvements non traditionnels, je pense avoir une expérience et un vécu qui me permettent de donner un avis circonstancié.
Convaincu depuis des mois qu'il existe un momentum pour changer certaines choses en communauté francophone, j'ai participé ce samedi au lancement de la remise à plat du cdH, après co-construction d'un an, en un potentiel nouveau mouvement politique. Selon moi, l'initiative mérite l'intérêt.
Pourquoi les citoyens non extrémistes doivent-ils s'impliquer dans ce projet?
D'abord, parce que le cdH n'a plus que la solution de rénovation complète pour exister. Même si certains conservateurs espèrent toujours un retour d'une vision de type "chrétienne" en politique, elle ne passera plus par une refonte d'un an…

La refondation du cdH: un espoir pour la politique?

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Lorsque 20% d’une population n’exprime pas de choix lors d’une élection dans un régime où le vote est obligatoire, il faut se poser des questions sur la pertinence des candidats et des projets proposés. Au vu de l’évolution de la société, il y a - depuis quelques années - un momentum en belgique francophone permettant à des mouvements politiques d’offrir des réponses à la demande des citoyens d’avoir un autre rapport à la gestion de la cité.
Les solutions pourraient venir de mouvements conservateurs via un positionnement de repli sur soi-même ou de mouvements progressistes via un positionnement d’ouverture à l’autre. Le cdH, qui a longtemps porté une image liée à des croyances religieuses à tendance conservatrice, est arrivé à la croisée des chemins suite à plusieurs défaites électorales et a décidé de se remettre en question via une refondation. Une des sorties possibles de cette remise en question pourrait être la mise en place d’un mouvement progressiste qui se focalise sur l…

Défi, RLP, cdH, la particratie mènera-t-elle à une victoire des extrêmes?

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Ce samedi, un article de François De Smet, nouveau président de Défi attirait mon attention.  Défi espère toujours percer en Wallonie - après avoir échoué avec la tactique "construction via la base" et la tactique "récupération de déçus d'autres partis" - et ne compte pas envisager d'alliance avec d'autres partis centristes, comme le cdH.   Cet article fait suite à sa première sortie en tant que président où il expliquait qu'il était prêt à accueillir les membres du RLP (progressistes du MR), sans non plus envisager un groupe commun où chacun aurait ses spécificités.

Faisons un peu de maths: Défi: parti libéral-social dont la création originelle date de 1964.  Représentation: 2 députés fédéraux, 10 députés bruxellois, 0 députés  wallons et 3 députés  FWB.
cdH: parti socio-démocrate dont la création originelle date de 1968. Représentation: 5 députés fédéraux, 6 députés bruxellois, 10 députés  wallons et 11 députés  FWB.
RLP: "branche" libérale…

Défi: faillite de la démocratie représentative?

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J'ai participé en 2017 à la mise en place d'un mouvement politique qui n'a jamais percé entre autres faute de moyens financiers, qui auraient permis de contourner un manque de médiatisation.
Ce qui fait principalement la différence entre ces mouvements et un parti politique "qui compte" dans les médias est sa facilité à se relancer d'une élection à l'autre en créant des élu(e)s grâce aux subsides. Un parti "qui existe" aura donc toujours 50 longueurs d'avance sur un mouvement qui se crée.

Comme je l'expliquais dans l'article précédent, j'aime assez les valeurs de Défi, même si j'ai un problème avec son fonctionnement interne depuis des années. Ce jour, ce parti a élu son président.  Ce président (et je suis content que ce soit le philosophe qui ait été choisi) va donc accéder à tous les leviers de pouvoir, pouvoir faire et défaire certaines majorités, faire et défaire des personnes "politiquement médiatiques" et pa…

Défi, ce parti qui doit renaître autrement, ou aller vers une niche...

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Jeudi dernier, j'entendais à la radio que pour son débat d'élection présidentielle dans la capitale de la Wallonie, Défi n'avait rameuté que 80 membres. Quelque part, ça m'attriste. En effet, les valeurs que ce parti dit défendre me semblent proches des miennes.  Défi semble se positionner comme un parti social-libéral à visée humaniste, ce qui me correspond dans les grandes lignes.  

Je n'ai néanmoins jamais voté pour Défi car il représente en même temps des valeurs dans lesquelles je ne me reconnais absolument pas: Le parti de la médiatisation d'un seul homme pendant une vie politique entière: le "parti Maingain", son fiston ayant en plus déjà bénéficié du nom paternel.Le parti d'un homme qui remettait toujours au lendemain son décumul et qui s'appliquait rarement les bonnes idées que son parti défendait dans les médias (salaires, décumul, limitation des carrières dans la durée, fin des dynasties, etc.)Un parti majoritairement bruxellois qui…