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Ma carte blanche dans "Le Vif" sur "Il fera beau demain"

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Si vous voulez découvrir cette carte blanche, c'est ici:

Le texte:

Ayant participé depuis 20 ans à de nombreuses tentatives visant à rapprocher la politique du citoyen, entre autres via la co-fondation de différents mouvements non traditionnels, je pense avoir une expérience et un vécu qui me permettent de donner un avis circonstancié.
Convaincu depuis des mois qu'il existe un momentum pour changer certaines choses en communauté francophone, j'ai participé ce samedi au lancement de la remise à plat du cdH, après co-construction d'un an, en un potentiel nouveau mouvement politique. Selon moi, l'initiative mérite l'intérêt.
Pourquoi les citoyens non extrémistes doivent-ils s'impliquer dans ce projet?
D'abord, parce que le cdH n'a plus que la solution de rénovation complète pour exister. Même si certains conservateurs espèrent toujours un retour d'une vision de type "chrétienne" en politique, elle ne passera plus par une refonte d'un an…

La refondation du cdH: un espoir pour la politique?

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Lorsque 20% d’une population n’exprime pas de choix lors d’une élection dans un régime où le vote est obligatoire, il faut se poser des questions sur la pertinence des candidats et des projets proposés. Au vu de l’évolution de la société, il y a - depuis quelques années - un momentum en belgique francophone permettant à des mouvements politiques d’offrir des réponses à la demande des citoyens d’avoir un autre rapport à la gestion de la cité.
Les solutions pourraient venir de mouvements conservateurs via un positionnement de repli sur soi-même ou de mouvements progressistes via un positionnement d’ouverture à l’autre. Le cdH, qui a longtemps porté une image liée à des croyances religieuses à tendance conservatrice, est arrivé à la croisée des chemins suite à plusieurs défaites électorales et a décidé de se remettre en question via une refondation. Une des sorties possibles de cette remise en question pourrait être la mise en place d’un mouvement progressiste qui se focalise sur l…

Défi, RLP, cdH, la particratie mènera-t-elle à une victoire des extrêmes?

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Ce samedi, un article de François De Smet, nouveau président de Défi attirait mon attention.  Défi espère toujours percer en Wallonie - après avoir échoué avec la tactique "construction via la base" et la tactique "récupération de déçus d'autres partis" - et ne compte pas envisager d'alliance avec d'autres partis centristes, comme le cdH.   Cet article fait suite à sa première sortie en tant que président où il expliquait qu'il était prêt à accueillir les membres du RLP (progressistes du MR), sans non plus envisager un groupe commun où chacun aurait ses spécificités.

Faisons un peu de maths: Défi: parti libéral-social dont la création originelle date de 1964.  Représentation: 2 députés fédéraux, 10 députés bruxellois, 0 députés  wallons et 3 députés  FWB.
cdH: parti socio-démocrate dont la création originelle date de 1968. Représentation: 5 députés fédéraux, 6 députés bruxellois, 10 députés  wallons et 11 députés  FWB.
RLP: "branche" libérale…

Défi: faillite de la démocratie représentative?

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J'ai participé en 2017 à la mise en place d'un mouvement politique qui n'a jamais percé entre autres faute de moyens financiers, qui auraient permis de contourner un manque de médiatisation.
Ce qui fait principalement la différence entre ces mouvements et un parti politique "qui compte" dans les médias est sa facilité à se relancer d'une élection à l'autre en créant des élu(e)s grâce aux subsides. Un parti "qui existe" aura donc toujours 50 longueurs d'avance sur un mouvement qui se crée.

Comme je l'expliquais dans l'article précédent, j'aime assez les valeurs de Défi, même si j'ai un problème avec son fonctionnement interne depuis des années. Ce jour, ce parti a élu son président.  Ce président (et je suis content que ce soit le philosophe qui ait été choisi) va donc accéder à tous les leviers de pouvoir, pouvoir faire et défaire certaines majorités, faire et défaire des personnes "politiquement médiatiques" et pa…

Défi, ce parti qui doit renaître autrement, ou aller vers une niche...

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Jeudi dernier, j'entendais à la radio que pour son débat d'élection présidentielle dans la capitale de la Wallonie, Défi n'avait rameuté que 80 membres. Quelque part, ça m'attriste. En effet, les valeurs que ce parti dit défendre me semblent proches des miennes.  Défi semble se positionner comme un parti social-libéral à visée humaniste, ce qui me correspond dans les grandes lignes.  

Je n'ai néanmoins jamais voté pour Défi car il représente en même temps des valeurs dans lesquelles je ne me reconnais absolument pas: Le parti de la médiatisation d'un seul homme pendant une vie politique entière: le "parti Maingain", son fiston ayant en plus déjà bénéficié du nom paternel.Le parti d'un homme qui remettait toujours au lendemain son décumul et qui s'appliquait rarement les bonnes idées que son parti défendait dans les médias (salaires, décumul, limitation des carrières dans la durée, fin des dynasties, etc.)Un parti majoritairement bruxellois qui…

Le vrai perdant des élections au MR, c'est le progrès...

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Les médias et les candidats pourront dire ce qu'ils veulent, les maths sont les maths et les candidats étaient les candidats.
Dans ce bel exercice de démocratie qu'à oser présenter le Mouvement Réformateur (mais avait-il une alternative?), le choix se portait sur des personnes qui représentaient des courants de pensées divers.

Le positionnement que les médias présentaient (et ne soyons pas naïfs, c'est ce que les militants retiennent) était le suivant:
- Un candidat "ex-rebelle" qui semble avoir fait amende honorable suite au poste de sénateur coopté qu'on lui a donné et qui était définitivement catalogué "candidat de l'appareil" et par conséquent de la particratie.
- Un candidat "Francken wallon" qui se positionnait comme dans la ligne "dure" du parti et comme le candidat des militants qui s'opposait aux "barons" du parti.
- Une candidate qui se positionnait comme la défenseur du libéralisme social, du progres…

Le mandat est donné par l'électeur, pas le militant ou le président...

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Il y a des choses qui paraissent évidentes pour tout un chacun en politique qui, moi, me heurtent au plus haut point.  Une de ces choses est le pouvoir donné aux militants dans notre système représentatif.

Quand j'entends que chez Ecolo, la "démocratie interne" fait que le choix des ministres se fait parfois à 2h du matin au vote "des militants", cela sous-entend que la personne qui va pouvoir faire évoluer la société sur base d'un mandat donné par un pourcentage non négligeable de la population lors d'élections va être choisi par une toute petite minorité de personnes, sans doute même pas représentative de l'ensemble des militants du parti et donc à des années lumières potentielles de l'avis de l'ensemble des électeurs.
Quand j'entends qu'au PS, le candidat président est élu avec 95% des voix des militants présents (30% du total) alors qu'à une époque, son profil était considéré comme "trop bourgeois", "pas assez…