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La police de la pensée aurait-elle migré à gauche?

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Depuis le roman "1984", on a toujours associé le totalitarisme qui entraîne la censure et la répression à l'extrême droite et au fascisme, voire au conservatisme.   Les exemples les plus récents de notre société furent les destructions culturelles organisées par les nazis avant la seconde guerre mondiale (autodafé - 1933) ou simplement celles mises en oeuvre par l'état islamique contre les merveilles culturelles du berceau de l'humanité (Mossoul - 2014). Pourtant, est en train d'apparaître un nouveau front dans cette lutte pour le bâillonnement de la libre pensée d'un endroit que l'on n'aurait pas imaginé: du côté des progressistes.


L'humour raciste existe certainement.  En ce sens que quand un humoriste, hors de son travail, démontre des penchants pour le rejet de l'autre ou de certaines franges de la population, on peut le taxer de raciste.  S'il en use dans son travail, c'est qu'il fait de l'humour raciste.  L'exemple l…

Racisme en Belgique, vraiment dans tous les cas?

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L'embrasement de la société suite à l'affaire Georges Floyd, n-ième cas de violence raciale "anti-noirs" aux états-unis a amené au devant de l'actualité un problème critique et important mais a aussi amené son lot de tentatives d'amalgames et de récupérations plus ou moins douteuses.
Le cas des Etats-Unis est symptomatique: certains blancs, colonisateurs, et leurs descendants y ont toujours - tout au long de leur histoire - opprimé les minorités ethniques.  Que l'on aille des amérindiens aux noirs en passant par les latinos, ils ont toujours cherché à soumettre ceux qu'ils désignent comme "de moindre valeur".  Que ce soit via l'esclavage, l'apartheid ou simplement la ghettoïsation ou l'emprisonnement pour des raisons futiles, l'histoire américaine est remplie de minorités ethniques opprimées par ceux qui se pensent supérieurs.  On peut vraiment parler de problème systémique car les dirigeants de l'état acceptent une situat…

Ecole: freiner les meilleurs n'aidera pas les plus faibles

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S'il y a bien un domaine où j'ai, à une certaine époque, pu me targuer d'une certaine expertise, c'est celui de l'enseignement et spécialement de l'enseignement supérieur.
D'abord, parce que j'ai grandi entouré d'enseignants (donc témoins de vie) dans la famille et les proches mais aussi via mon expérience de quelques années à l'intérieur de la fédération des étudiants francophones,  ou simplement sur des travaux de réflexions effectués pendant mes temps libres en début de carrière professionnelle.  Ces travaux, je les ai présentés à des partis politiques, ce qui m'a permis de participer à plusieurs groupes programmatiques de l'un d'entre eux (qui s'était intéressé à mes réflexions sur la modularisation des études).  J'avais basé ces travaux sur des réflexions appuyées sur mon expérience d'étudiant ayant étudié via des "passerelles" dans l'enseignement.  Je suis assez fier, à posteriori - même s'il n&#…

Mon engagement d'électeur post Covid19

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Nous vivons dans une démocratie représentative.  Qu'on l'aime ou pas, on doit pour le moment faire avec.  Mais élire des représentants ne veut pas dire "donner un blanc seing" à ces personnes qui disent nous représenter.  Il faut aussi pouvoir avoir des exigences avant de faire son choix.  Donc:  Parce qu'il est trop facile de donner son vote à un parti ou un candidat sans trop objectiver son choix, ensuite se désintéresser de ce qu'il fait pour finalement se plaindre qu'il ne va pas dans le sens que l'on espère;Parce qu'on a de nombreux exemples de personnes de qualité qui viennent dans certains médias défendre des idées et des projets en tant que signataires de cartes blanches, chercheurs ou simples citoyens mais qu'ils ne sont que rarement écoutés par les politiques ou que s'ils deviennent candidats, ils sont souvent obligés d'abandonner leurs idées pour les dogmes des partis;Parce qu'on ne construit pas d'édifices solides s…

On ne fera pas un monde de demain avec des élus d'hier

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Depuis le début de notre période de confinement, certains nous vantent un "monde d'après" qui serait moins brutal que le "monde d'avant", plus humain, plus solidaire...
Certains espèrent une relocalisation de la fabrication des produits de base; d'autres espèrent que les problèmes de mobilité s'arrangent grâce à la (re)découverte du télétravail; on entend parler de dirigeants d'entreprise qui ont compris le message de la crise et qui envisagent de faire participer les travailleurs aux décisions car "on est tous ensemble dans le même bateau" ou encore, on entend parler de responsables politiques qui auraient compris l'importance de la santé et des métiers de base, le lien indissociable entre l'économie et le social ou finalement qu'amasser des biens, si c'est pour se faire dégommer par un virus n'a pas grande importance. Bref, on pourrait imaginer que même si on peut envisager une crise économique pire que celle des …

Arrêter la réflexion "en chambres", demander au citoyen.

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Dieu m'est témoin (en tant qu'agnostique, c'est pour dire) que je n'ai plus confiance dans "les gens" pour prendre des décisions réfléchies et de long terme devant des problèmes qui ont un impact émotionnel. Il m'est également témoin que je n'ai plus aucune confiance dans "les politiques" pour avoir des visées à long terme qui ne s'arrêtent pas à la prochaine élection et qui ne cherchent pas toujours à faire plaisir à leurs électeurs. Actuellement, les décisions pour l'après-Covid sont envisagées entre politiques et experts sanitaires. Les chercheurs se plaignent qu'ils ne sont pas assez pris en compte et proposent leur aide via une "tripartite politique, médias, monde académique". Je comprends leur point de vue.  Je pourrais être d'accord avec eux mais, une nouvelle fois, quelque chose - ou plutôt quelques personnes - manquent à leurs réflexions...

En effet, il manque une nouvelle fois une catégorie très importante…

Sauver l'humain plus que l'économie. Oui, mais après?

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Hier, j'ai réagi sur un tweet de François De Smet (président de Défi) qui réagissait lui-même à un tweet déplacé de Jean Quatremer, journaliste polémiste qui avançait la question sur l'intérêt d'arrêter l'économie pour - je le cite - "une pandémie qui a tué moins de 100.000 personnes", ce qui m'a valu d'apparaître dans un article du Vif.  Il ajoutait - pour bien accroître la polémique - que ces personnes étaient de toute manière majoritairement en fin de vie.
Je pense qu'il ne faut pas s'arrêter à la forme de cette polémique.  En effet, par rapport à d'autres causes mondiales, cette pandémie ne tue peut-être que "peu de monde" pour sa vision (mais une vie perdue de manière non naturelle n'est-elle pas déjà une vie perdue de trop?) parce que beaucoup de gouvernements ont pris des décisions fortes et radicales.
On peut supposer que sans ces interventions, le nombre de morts serait bien plus élevé.  On peut penser, vu l'éta…