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Le clivage politique de 2021 se fera-t-il sur base de l'égoïsme?

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En février 2019, je posais sur ce blog la question du fait que, niveau économique, la droite prônait des positions égoïstes face au reste de la société. Je ne m'attendais pas à ce que, 3 ans plus tard, la question se pose au niveau de la santé. Actuellement, la crise du Covid-19 nous aura démontré une chose: une certaine vision du monde ne met plus en avant que les plus individualistes d'entre nous (si l'on sort des microcosmes de la santé, où le serment d'Hippocrate et - on le suppose - un certain profil psychologique altruiste les maintient dans un état de solidarité humaine au travail tout en leur donnant accès à une certaine reconnaissance). Je ne vais donc parler ici que de ceux que l'on voit et que l'on entend dans les médias.  En dehors de ceux-ci, il y a sans doute un pan complet de la société qui vit cette période sans trop broncher et qui, tant bien que mal, restera dans sa lignée d'avant quand on sera sorti.  Cette société " du milieu "

7 points préalables pour rendre confiance dans un parti

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Tiré du débat sur la particratie de "Il fera beau demain" , les 7 points préalables qui convergeaient dans les programmes de 3 mouvements citoyens différents de 2017 à 2019: e-Change, Collectif Citoyens et En-Marche.be. Ce serait un préalable pour tout soutien des anciens membres de ces mouvements à un parti qui se dirait "différent".  Ceci serait donc nécessaire afin de rendre la confiance. Voici en résumé ce que l'on trouve dans mon intervention, les points mis en avant sont: Fin des carrières politiques Objectivation des prises de position, liberté d’expression de l’élu, transparence dans les décisions Un élu, un temps plein Priorité aux compétences et capacités ou formations quand nécessaire Objectivation des résultats et responsabilité devant ceux-ci Travail en équipe / Co-construction Intégrité, transparence et refus des conflits d’intérêts Et si vous voulez voir sur quelle base ce travail avait été effectué, voici la présentation préparée à l'époque q

Faillite de la démocratie: et après?

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Bien évidemment, c'est sans doute un peu poujadiste/populiste (choisissez le mot selon que vous êtes journaliste ou homme politique) mais il semble clair que la crise du corona virus a démontré par l'exemple toutes les limites de la démocratie/particratie (choisissez le mot selon que vous êtes politologue ou citoyen engagé). En effet, quelle plus belle démonstration de l'échec de notre système permettant: la mise au pouvoir de gens qui ont pour seule qualité d'être "élu" (soit d'avoir été porté par un parti ou une bonne campagne de presse).  Ils n'ont ni les capacités intrinsèques, ni la formation, ni l'expérience pour gérer ce genre de problème; les prises de décisions par des gens qui n'ont ni la prise de recul, ni les compétences multiples permettant de comprendre les tenants et les aboutissants de leurs choix; la sécurisation d'informations personnelles pour des raisons issues de dérives de vieilles guerres mondiales ou de romans de sci

Le libéralisme, ça ne veut plus rien dire...

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Hier, j'ai lu un titre sur les réseaux sociaux qui m'a interpellé.  Dans une interview croisée dans la presse, les présidents du MR et de l'OpenVLD se plaignent que "Une partie de la population qui ne pense pas à voter libéral est pourtant libérale". Je me demande si, vivant principalement entourés de gens qui pensent comme eux, ils comprennent encore le vrai problème du libéralisme actuel: cela ne veut plus rien dire pour le citoyen lambda.  Ou pire, cela veut tout dire et rien dire à la fois. En effet, derrière le mot "libéralisme", on trouve actuellement aussi bien le libéralisme des lumières qui visait surtout à remettre en cause les privilèges de classes - à l'époque liés à la religion - et à émanciper les individus, que le néolibéralisme  qui prône la protection des libertés individuelles face à l'État (tout en en conservant un fort besoin sur les tâches régaliennes) et qui vise à réduire l'emprise du secteur public sur l'économie,

Et si le bon sens avait été de pouvoir inviter "une bulle"?

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Cela fait bien longtemps que je ne crois plus au bon sens des idées avancées par certains responsables politiques et leurs équipes de militants qui vivent souvent tous avec les mêmes "valeurs", dans les mêmes dogmes et qui arrivent rarement à comprendre la vision de ceux qui ne pensent pas "comme eux". Je ne dis pas qu'ils ne savent pas faire d'accords, je dis juste qu'ils restent toujours sur leurs idées, même s'ils font des compromis(sions). Sur le même modèle, je me méfie fortement des réunions d'experts qui vivent aussi dans des mondes clos, dans des silos.  Ils ont souvent des objectifs à œillères, des visions que leur domaine exige et pas spécialement celles de la société tout entière. On a beaucoup parlé du débat sur la possibilité que choisir de sauver certaines vies du corona virus pouvait coûter des vies parmi d'autres, via les problèmes psychologiques ou simplement à long terme une précarité croissante suite à la crise économique q

La particratie, cette dictature qui ne dit pas son nom...

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Alléluia, nous avons un nouveau gouvernement fédéral. On me demande si je suis content et enthousiasmé par la déclaration gouvernementale. Franchement?  Comme je le dis depuis des mois, on ne fera pas un monde de demain avec des élus formattés hier. Donc, non, je ne suis pas enthousiaste. D'abord, parce qu'une déclaration d'intention n'est jamais que ce qu'elle dit être: des intentions. Après, les petits jeux politiques reprendront sans doute le dessus durant la législature et les promesses d'hier ne seront sans doute pas les concrétisations de demain. Ensuite, parce que je vois déjà plusieurs points catastrophiques pour les francophones: les principaux ministères sont sous la coupe des flamands qui ont déjà démontré par le passé que leur projet autonomiste transcendait, de leur côté, les partis.  Même Groen et Vooruit ont déjà eu des positionnements "pro-flamands" qui laissent craindre que la prise en main du pouvoir par la Flandre va continuer.  Il e

Ma vision "gouvernance des élus" expliquée en détail

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Cette semaine, Patrick Dupriez, ancien co-président Ecolo, me faisait remarquer sur Twitter, que ma vision devait être décalée par rapport à la réalité. Car en effet, ce que je souhaite dans le cadre de l'évolution des partis politiques et des candidatures à des postes démocratiques serait loin des demandes des citoyens. Ce n'est sans doute pas faux.  En effet, je me doute que le citoyen est avant tout humain et que l'humain suit la pyramide de Maslow. Donc, il est clair que le problème de la probité des élus et de la qualité de la représentativité dans le système politique, qui est avant tout un problème complexe que l'on peut placer dans les besoins d'accomplissement sont loin de ce qui intéresse le citoyen au jour le jour. J'en suis conscient.  Mais ce n'est pas pour cela qu'il ne faut pas travailler, pour ceux qui en sont à ce stade et qui peuvent donc se le permettre, dans le but de réaliser ces objectifs qui - in fine - participent de l'amélior