Articles

Le libéralisme, ça ne veut plus rien dire...

Image
Hier, j'ai lu un titre sur les réseaux sociaux qui m'a interpellé.  Dans une interview croisée dans la presse, les présidents du MR et de l'OpenVLD se plaignent que "Une partie de la population qui ne pense pas à voter libéral est pourtant libérale". Je me demande si, vivant principalement entourés de gens qui pensent comme eux, ils comprennent encore le vrai problème du libéralisme actuel: cela ne veut plus rien dire pour le citoyen lambda.  Ou pire, cela veut tout dire et rien dire à la fois. En effet, derrière le mot "libéralisme", on trouve actuellement aussi bien le libéralisme des lumières qui visait surtout à remettre en cause les privilèges de classes - à l'époque liés à la religion - et à émanciper les individus, que le néolibéralisme  qui prône la protection des libertés individuelles face à l'État (tout en en conservant un fort besoin sur les tâches régaliennes) et qui vise à réduire l'emprise du secteur public sur l'économie,

Et si le bon sens avait été de pouvoir inviter "une bulle"?

Image
Cela fait bien longtemps que je ne crois plus au bon sens des idées avancées par certains responsables politiques et leurs équipes de militants qui vivent souvent tous avec les mêmes "valeurs", dans les mêmes dogmes et qui arrivent rarement à comprendre la vision de ceux qui ne pensent pas "comme eux". Je ne dis pas qu'ils ne savent pas faire d'accords, je dis juste qu'ils restent toujours sur leurs idées, même s'ils font des compromis(sions). Sur le même modèle, je me méfie fortement des réunions d'experts qui vivent aussi dans des mondes clos, dans des silos.  Ils ont souvent des objectifs à œillères, des visions que leur domaine exige et pas spécialement celles de la société tout entière. On a beaucoup parlé du débat sur la possibilité que choisir de sauver certaines vies du corona virus pouvait coûter des vies parmi d'autres, via les problèmes psychologiques ou simplement à long terme une précarité croissante suite à la crise économique q

La particratie, cette dictature qui ne dit pas son nom...

Image
Alléluia, nous avons un nouveau gouvernement fédéral. On me demande si je suis content et enthousiasmé par la déclaration gouvernementale. Franchement?  Comme je le dis depuis des mois, on ne fera pas un monde de demain avec des élus formattés hier. Donc, non, je ne suis pas enthousiaste. D'abord, parce qu'une déclaration d'intention n'est jamais que ce qu'elle dit être: des intentions. Après, les petits jeux politiques reprendront sans doute le dessus durant la législature et les promesses d'hier ne seront sans doute pas les concrétisations de demain. Ensuite, parce que je vois déjà plusieurs points catastrophiques pour les francophones: les principaux ministères sont sous la coupe des flamands qui ont déjà démontré par le passé que leur projet autonomiste transcendait, de leur côté, les partis.  Même Groen et Vooruit ont déjà eu des positionnements "pro-flamands" qui laissent craindre que la prise en main du pouvoir par la Flandre va continuer.  Il e

Ma vision "gouvernance des élus" expliquée en détail

Image
Cette semaine, Patrick Dupriez, ancien co-président Ecolo, me faisait remarquer sur Twitter, que ma vision devait être décalée par rapport à la réalité. Car en effet, ce que je souhaite dans le cadre de l'évolution des partis politiques et des candidatures à des postes démocratiques serait loin des demandes des citoyens. Ce n'est sans doute pas faux.  En effet, je me doute que le citoyen est avant tout humain et que l'humain suit la pyramide de Maslow. Donc, il est clair que le problème de la probité des élus et de la qualité de la représentativité dans le système politique, qui est avant tout un problème complexe que l'on peut placer dans les besoins d'accomplissement sont loin de ce qui intéresse le citoyen au jour le jour. J'en suis conscient.  Mais ce n'est pas pour cela qu'il ne faut pas travailler, pour ceux qui en sont à ce stade et qui peuvent donc se le permettre, dans le but de réaliser ces objectifs qui - in fine - participent de l'amélior

Projet "génération 80" en podcast

Image
Un petit article rapide pour signaler que, si ce blog ne bouge plus depuis juillet, ce n'est pas parce parce que je suis désespéré par les comportements de nos responsables politiques: je pourrais parce que, en effet, c'est le cas et il y aurait néanmoins bien des choses à dire. Ce n'est pas non plus parce que je ne crois plus dans le projet de nouveau mouvement francophone issu du cdH: il est visiblement en hibernation, puisque même Christophe Deborsu a oublié son existence quand il reçoit Maxime Prévot dans son émission (6/9). Ni parce que je ne retrouve pas de décisions qui semblent sortir de la logique et suivre des idées purement émotionnelles ou irrationnelles. Justement, il y en a plein pour le moment, surtout avec les décisions autour du Covid. Non, rien de tout cela.  Simplement, je publierai peu (si rien d'important ne se passe) parce que je me suis lancé dans un projet qui me tenait à cœur depuis longtemps, ayant été parmi les premiers au début des années 200

Participer à "Il fera beau demain": pour ne pas avoir de regrets

Image
Sur Twitter, plusieurs se sont évertués à me rappeler combien participer à " Il fera beau demain " était du temps perdu puisque "ce sera de toute manière un simple lifting du cdH, parti de pouvoir conservateur implanté dans des racines chrétiennes, partenaire de partis extrêmement à droite au niveau européen". Si c'est le cas, je pourrais en effet perdre mon temps à participer à ce genre d'activité et/ou à apporter une quelconque "caution citoyenne" (aussi faible fut-elle) pour un travail qui ne changerait rien à la donne politique.  Mais est-ce vraiment le cas?  Soyons clair et transparent, ma préférence aurait toujours été à une recomposition de la politique francophone/wallonne: il y a des libéraux sociaux qui ne se sentent pas bien dans un parti agressif refuge de la droite économique et sceptique, des écologistes non convaincus que s'affranchir de tout nucléaire est une solution à court terme dans un monde qui doit éliminer les rejets liés

Ecolo est-il encore un parti modéré?

Image
Je suis (du verbe suivre) Ecolo depuis 1996.  D'abord parce que j'ai toujours eu une fibre environnementale, du côté de la protection des animaux ou de la promotion de la biodiversité et ensuite parce que ce parti s'est toujours positionné comme voulant changer le "comment" de la politique, en y mettant plus d'éthique et de gouvernance, ce qui reste pour moi la condition sine qua non de toute évolution: on ne changera pas le "comment" politique si on ne change pas le "qui" et pour changer le "qui", il faut mettre des règles strictes.   J'ai ainsi souvent défendu Ecolo contre les attaques injustes, principalement du MR, en campagne électorale. Pour les avoir également connus de l'intérieur, je sais que les adversaires d'Ecolo - ceux qui essaient d'éloigner d'eux les électeurs modérés et ceux du centre/centre droite - faisaient grand bruit de la présence de Zoé Genot - pasionaria dont j'admire les valeurs et