Défi, ce parti qui doit renaître autrement, ou aller vers une niche...

Jeudi dernier, j'entendais à la radio que pour son débat d'élection présidentielle dans la capitale de la Wallonie, Défi n'avait rameuté que 80 membres.
Quelque part, ça m'attriste. En effet, les valeurs que ce parti dit défendre me semblent proches des miennes.  Défi semble se positionner comme un parti social-libéral à visée humaniste, ce qui me correspond dans les grandes lignes.  


Je n'ai néanmoins jamais voté pour Défi car il représente en même temps des valeurs dans lesquelles je ne me reconnais absolument pas:
  • Le parti de la médiatisation d'un seul homme pendant une vie politique entière: le "parti Maingain", son fiston ayant en plus déjà bénéficié du nom paternel.
  • Le parti d'un homme qui remettait toujours au lendemain son décumul et qui s'appliquait rarement les bonnes idées que son parti défendait dans les médias (salaires, décumul, limitation des carrières dans la durée, fin des dynasties, etc.)
  • Un parti majoritairement bruxellois qui s'est construit sur une base négative (l'opposition aux flamands) et pas sur une base constructive.
  • Le choix de responsables wallons avec des profils complètement incompréhensibles (un ancien président wallon agressif sur les réseaux sociaux, des candidats aux élections débauchés - voire ramassés - d'autres partis avec des passés tumultueux, ce qui mène à des disputes récurrentes en interne, etc.)


Pourtant, au niveau des personnalités, on y trouve des gens qui ont démontré un état d'esprit positif, que ce soit lors de la participation de certains au mouvement "e-change" ou le fait qu'ils envisagent de mettre à leur tête un philosophe qui défend des idées neuves dans les médias: la fin des carrières à vie, l'ouverture à la société civile, etc.

Actuellement, ce parti va donc élire un(e) nouveau(lle) président(e).  Personnellement, en tant qu'externe, je n'ai jamais entendu parler que de l'un d'entre eux: François De Smet et j'espère qu'il va gagner, parce qu'il semble pouvoir apporter quelque chose de différent en politique (car même s'il est loin d'être "neuf" dans le milieu, il a un profil atypique).
Par contre, ça ne résoudra rien aux autres points problématiques.
Pour vraiment démarrer en Wallonie, il lui faudrait à minima (re)changer de nom car l'actuel reste intimement associé au FDF bruxellois juste transformé en surface par Olivier Maingain, puis mettre en place des règles très strictes de gouvernance qui permettraient d'éveiller l'intérêt du citoyen.  Je n'ai pas l'impression que ça en prenne le chemin car je ne vois pas de signes d'une véritable remise en question.

Après, dans l'optique d'une régionalisation croissante, on pourrait aussi penser qu'un parti peut très bien vivre uniquement sur Bruxelles, de la même manière que je pense qu'un parti pourrait très bien vivre uniquement en Wallonie.  Ce serait alors un(des) parti(s) "de niche".
On verra d'abord dans quelle direction les militants vont les amener niveau présidence...

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