PS-Ecolo-cdH, le seul choix de raison wallon

Depuis quelques jours, les débats sont en cours aux différents niveaux de pouvoir pour former des majorités.  Ces niveaux étant maintenant indépendants, je ne pense pas qu'il faille que l'un influence les autres.

Un seul niveau me semble clair sur base d'une réflexion logique et raisonnable: en Wallonie, le seul gouvernement qui rejoindrait les paroles et les actes et ne se moquerait donc de personne serait l'alliance PS-Ecolo-cdH

Pourquoi?

D'abord parce qu'un des deux "grands" est incontournable.

Éliminons d'abord la solution "PS-MR" car en ces temps où l'électeur/citoyen remet en doute ses institutions démocratiques, l'alliance entre le feu et l'eau, qui ont passé leur temps à se jeter des anathèmes à la figure depuis 5 ans et qui ont des programmes aux antipodes, serait incompréhensible, surtout si des alternatives existent. À part dans le cas (fédéral?) d'un gouvernement de salut national, cette association de partis traditionnels qui ont une image négative liée à leur fonctionnement particratique (cumuls, copinage, enrichissement, etc.) serait un aller simple pour encore plus d'incompréhension, de défiance et de votes mécontents dans 5 ans. Le populisme est déjà assez fort que pour en remettre une couche.  Le cas PS-MR et un autre parti est tout aussi folklorique, le parti d'appoint n'étant numériquement pas nécessaire, il pourrait être dégagé au premier tournant.

Tous les autres cas demandent des solutions tripartites.

Prenons donc les solutions à grand parti isolé.

1. Le MR seul grand parti. Une tripartite avec le PTB est impossible, le MR voulant un cordon sanitaire autour de ce parti. Reste donc la solution cdH-Ecolo.
Dans cette configuration, on conserve l'ossature de la législature précédente en y ajoutant Ecolo.
Problème: la campagne électorale où le MR a revendiqué une incompatibilité totale avec le programme écolo tout en jouant l'agressivité permanente.
Autre problème: si ce choix étant mis en place, ce serait pour une raison de symétrie avec la FWB.  Or, le MR a dit en campagne qu'en cas d'accès au pouvoir, la première chose qu'il ferait serait de détricoter le travail du cdH sur l'enseignement.  Pourquoi le cdH se tirerait-il une balle dans le pied?
De plus, on peut supposer que dans cette configuration, écolo vendrait chèrement sa participation.
On peut se demander quelle serait la marge de manœuvre de l'ancienne majorité pour adoucir les verts.
Enfin, la démocratie interne chez écolo rend très improbable une validation de la participation par l'AG vu le passif de campagne.

2. Le PS seul grand parti. Même si une tripartite avec le PTB reste intellectuellement possible, elle est peu probable. D'abord parce que les exigences de ce dernier seront sans doute inacceptables et que toute marche arrière du PTB sur ses grands principes serait considérée comme imbuvable par ses électeurs mais également car ce parti n'a pas encore assez de personnel d'expérience que pour pouvoir vraiment faire du travail correct et visible au pouvoir. 
 Le PTB aurait tout à perdre dans l'aventure. Je n'y crois donc pas.




Il ne reste alors qu'une seule possibilité: la tripartite PS-Ecolo-cdH. 
Ce dernier parti a transmis des signaux contradictoires: d'un côté, se disant avoir entendu le signal de l'électeur et voulant aller dans l'opposition mais en même temps en laissant penser qu'ils vendraient cher leur implication. 
Néanmoins, venir dire que l'on veut tenir compte du message de l'électeur est assez bizarre.  En effet, soit c'est le signal de l'électeur cdH qui a donc voté pour lui et qui espère qu'ils iront au pouvoir pour essayer de conserver les acquis de la dernière législature, soit c'est le signal de l'électeur qui n'a pas/plus voté cdH mais pourquoi un parti doit-il s'inquiéter de cet électeur là?  C'est aux partis vers lesquels il s'est tourné d'en tenir compte!

En résumé, il n'y a qu'une solution logique et raisonnable qui ne donnerait pas l'impression de se foutre de l'électeur qui aurait voté par rapport à ce qu'il aurait entendu en campagne électorale.

Maintenant, il est un fait qu'on sait que plus d'une fois par le passé, les partis dits traditionnels ont souvent mangé leur paroles ou leurs promesses pour obtenir l'accès au pouvoir.

Rien ne dit donc que la logique sera ce qui prévaudra.
Wait & See...

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