Et si d'un problème inextricable naissait une solution innovante?

Dans la vie professionnelle "classique", c'est un principe bien connu des ingénieurs: quand on est devant un problème qui ne semble pas avoir de solution (facile), il faut pouvoir sortir de sa zone de confort ou simplement prendre de la hauteur pour voir une solution qui ne rentre pas dans le cadre classique.


Actuellement, les élections de la "mère de toutes les élections" ont accouché de problèmes qui semblent pour beaucoup insolubles.  On parle déjà, après quelques jours, de retourner dans un an aux  élections.
En ce qui me concerne, la meilleure solution serait d'aller vers une  solution qui offre à la fois l'avantage de pouvoir impliquer les votes perdus (blancs et nuls) tout en permettant aux citoyens de rester en permanence à l’affût de toutes les décisions politiques et de rester impliqués puis de devoir assumer leurs choix: la démocratie liquide.  J'en avais fait l'étude sur ce site: www.democratieliquide.eu.

Maintenant, je ne suis pas naïf, je sais que ce genre de changement est trop violent pour le système politique actuel que pour pouvoir être mis en place rapidement, voire même être envisagé par un grand nombre de représentants.

Je pense donc que l'on doit chercher d'autres moyens de sortir du cadre. 
Et si la solution était simplement sous nos yeux?  
Constat 1: dans le courant de législatures, on voit souvent des élus qui passent d'un parti à l'autre en gardant leur mandat ou des élus qui siègent comme indépendants parce qu'ils ne sont plus d'accord avec leur parti.
Constat 2: le citoyen (électeur) en a marre des "pousse-bouton" et veut des élus qui osent quitter la particratie pour penser par eux-même et s'adapter à la société. 
Constat 3: bien qu'il y ait un nombre non négligeable d'élus qui sont là uniquement par la volonté de leur président de parti et qui n'osent pas remettre ses décisions en cause (les votes 'majorité vs opposition'), de plus en plus de nouveaux élus semblent plus ouverts à un fonctionnement alternatif.

Donc, puisque l'on veut se permettre de réfléchir en dehors du cadre, pourquoi ne pas envisager des alliances objectives pragmatiques le temps d'une législature visant à permettre au pays de se débloquer?
Pourquoi ne pas envisager un gouvernement de salut national soutenu par une majorité de parlementaires dans les deux communautés du pays, non pas sur base des partis, mais sur base des personnes?
Pourquoi ne pas penser mettre en place un programme de gouvernement négocié par quelques experts derrière lequel une majorité de parlementaires se retrouverait pour débloquer le pays?   Pourquoi ne pas proposer cette solution par référendum aux citoyens du pays?
Par exemple, on pourrait imaginer un groupement francophone "progressiste humaniste" qui regrouperait des élus écologistes, humanistes, libéraux sociaux, socialistes non capitalistes voire ouvriers non partisans du "grand soir" pour former une majorité côté francophone et un groupement majoritaire néerlandophone "progressiste performant" qui pourrait regrouper des élus écologistes, chrétiens, libéraux et des indépendantistes pour qui l'important est un fonctionnement performant de l'état qui rapporte aussi aux flamands, tout en acceptant de mettre de côté racisme et indépendance.
Bien évidemment, dans cette configuration, il est certain que la chance d'être réélu dans 5 ans dans son parti actuel est faible, mais marquer l'histoire et faire avancer le schmilblick avec pour objectif le "bien commun" n'est-il pas plus enthousiasmant pour des gens qui se disent vouloir faire de la Politique que l'idée de juste se faire de l'argent sur le compte du contribuable pendant 1 ou 2 ans (avant de nouvelles élections) dans un état bloqué? 

Bref, je sais que c'est sans doute un peu utopique, mais parfois, une idée utopique peut être le déclencheur vers un départ de solution.

Je dépose donc cette réflexion ici. 😀

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