On ne peut pas faire dire n'importe quoi à la science...

Il fut une époque où je considérais que "La Libre" était "le" média de presse écrite qui était le plus objectif et qui présentait des avis de qualité dans sa rubrique "opinions".

Depuis quelques temps, cette rubrique du journal semble être devenue une espèce de publicité d'une tendance "conservatrice" en politique en publiant des "opinions" qui défendent lesdites valeurs conservatrices.
Actuellement, certains élèves du secondaire se mobilisent pour le climat et un journaliste se permet dans cette rubrique de les "renvoyer" à leurs chères études parce qu'ils défendraient une vision politique et pas une vision scientifique.


Qu'en penserait la majorité des scientifiques?  Majoritairement, on lit dans leur communauté qu'il est temps de se mobiliser pour anticiper les conséquences du réchauffement climatique, qu'il soit créé par l'homme, ou pas (puisque là, il reste un débat).

Et un niveau plus loin, qu'en dirait la science?
Je ne parlerai pas des évidences, telle que la disparition de la biodiversité dont les causes sont encore parfois discutables mais les conséquences plus que claires ou encore la fonte des glaciers.

J'aborderai juste 2 points logiques et scientifiques qui me parlent et qui font que toute personne qui ose se revendiquer de la "science" ne peut rejeter.

1. Le principe de base de Lavoisier: "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme".  Si l'on part du principe défendu par certains qu'on ne doit pas retourner en arrière au niveau de la consommation énergétique, toute l'énergie dont on a besoin pour tous les services que nous utilisons doit venir de quelque part.
Chaque kilowatt utilisé, si l'on veut conserver le même niveau de vie (ou en offrir un plus économe à plus de gens), devra être produit.
Si l'on doit sortir du rejet de carbone pour le climat ou simplement parce que les réserves fossiles que l'on peut extraire de manière rentable ne seront pas éternelles, il faudra trouver des alternatives et c'est déjà tard pour y travailler.
Il est donc logique de penser qu'on ne pourra bientôt plus se permettre l'évolution des "services pour tous" sur le modèle actuel.

2. La parabole de l'île de Pâques (que vous pouvez trouver sur ce blog).
On y découvre que nous confondons la richesse réelle et son symbole (l’argent, les coquillages dans la parabole) et que nous sommes vigoureusement attachés à des idoles auxquelles nous sacrifions nos emplois et notre bonheur.
Le scientifique vous y démontre que l'argent ne se mangeant pas, si on ne réfléchit pas rapidement à ce que nous pousse à faire un capitalisme débridé, nous irons tous dans le mur, même les plus riches.
Augmenter la valeur d'une chose artificiellement en organisant sa rareté ne tient la route que s'il y a derrière des ressources infinies.
Notre planète ne le permet malheureusement pas, la croissance infinie dans un monde fini est comme la poussière de licorne, on peut vouloir y croire, ça n'empêche que ça n'existe pas.

En résumé, certains avancent que les jeunes doivent être "imperméables aux manipulations et aux intérêts corporatistes", qu'ils doivent se "retenir de "suivre la horde" ou encore qu'ils ne doivent que "compter sur leur propre jugement pour les guider dans l’action" et au même moment essayent de leur faire croire erronément que "la science" va dans le sens opposé à ce que certains organismes - peut-être en effet politisés - avancent sur des bases intellectuellement inattaquables si l'on y laisse les quelques doutes quant aux conséquences.
Les écoliers ont donc raison de se fier à ce qu'une majorité de scientifiques avancent en n'écoutant pas ce que certaines personnes "qui ont des opinions personnelles" veulent faire dire à une fausse science qui a pour seul avantage d'aller dans leur sens...
Ils doivent se mobiliser, réfléchir et en effet ne pas suivre des dogmes, surtout ceux qui veulent conserver un monde qui semble fonctionner pour certains mais vacille pourtant sur ses bases.

Ils sont les premiers qui subiront les conséquences, il est donc normal qu'ils luttent contre les causes, même si un doute existe. En effet, l'autre choix (ne rien faire, rester sage et attendre "une solution miracle") a une grande chance d'être une décision suicidaire.

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